Aller au contenu

Le commerce transfrontalier entre l'Afrique australe et l'Afrique de l'Ouest : un guide pratique


Le commerce régional en Afrique est en pleine croissance, mais les différences en matière de douanes, de devises et de logistique prennent encore de nombreuses entreprises au dépourvu.

Le commerce transfrontalier entre l'Afrique australe et l'Afrique de l'Ouest : un guide pratique

Les échanges commerciaux entre l'Afrique australe et l'Afrique de l'Ouest connaissent une croissance régulière, portée par la demande en matières premières, en équipements et en biens de consommation qui ne sont pas toujours disponibles localement. Les entreprises qui considèrent ces échanges comme un simple prolongement du commerce intérieur sont toutefois souvent prises au dépourvu par les différences entre les deux régions en matière de procédures douanières, d'exposition au risque de change et d'infrastructures logistiques.

Les procédures douanières ne sont pas uniformes

Les exigences en matière de documentation, les classifications tarifaires et les délais de dédouanement varient considérablement d’un corridor à l’autre. Une expédition qui passe sans encombre à un poste-frontière peut être retardée de plusieurs jours à un autre, simplement parce que les documents ont été préparés selon les exigences d’une juridiction différente. Anticiper ces variations, plutôt que de partir du principe qu’un processus unique s’applique partout, permet de gagner un temps considérable.

L’exposition au risque de change nécessite une stratégie, et non une réflexion a posteriori

Les transactions impliquant plusieurs devises comportent un risque de change susceptible d’éroder les marges s’il n’est pas pris en compte dès la phase de négociation du contrat. Les entreprises qui conviennent dès le départ des conditions de prix et de règlement, en répartissant explicitement le risque de change, se trouvent dans une position nettement plus solide que celles qui laissent cette question en suspens jusqu’au moment du paiement.

Coordination logistique entre les différents axes

Le transport de marchandises à travers l’Afrique australe et occidentale implique généralement la coordination de plusieurs modes de transport et, souvent, de multiples intermédiaires. Les entreprises qui gèrent efficacement cet aspect sont celles qui considèrent la coordination logistique comme une fonction à part entière, et non comme un élément ajouté au processus de vente une fois l’accord conclu.

Pourquoi cela est-il important pour notre propre expansion ?

Knowis Group Investments a acquis son expertise en matière d’exécution des transactions commerciales, de coordination douanière et de logistique multimodale principalement à partir d’une base située en Afrique australe. Alors que nous nous tournons vers des opportunités plus à l’ouest, notamment en Afrique de l’Ouest francophone, c’est précisément cette rigueur opérationnelle – qu’il s’agisse des formalités douanières, des devises ou de la logistique – que nous étendons à de nouveaux corridors, plutôt que de partir du principe que le commerce régional fonctionne de la même manière partout.

La langue et la documentation ajoutent une difficulté supplémentaire

Les échanges commerciaux entre une base anglophone d’Afrique australe et les marchés francophones d’Afrique de l’Ouest posent un défi en matière de documentation qu’il est facile de sous-estimer : les contrats, les déclarations douanières et la correspondance doivent souvent être rédigés dans les deux langues, et les incohérences entre les versions peuvent entraîner des retards précisément aux points où ceux-ci sont les plus coûteux, à savoir les douanes et les opérations bancaires. Les entreprises qui normalisent dès le départ leur documentation bilingue évitent ainsi une source récurrente de frictions par la suite.

Établir les relations au sein du corridor avant la première expédition

Les entreprises qui progressent le plus rapidement une fois qu’elles commencent à commercer via un nouveau corridor sont généralement celles qui ont consacré du temps à établir des relations avec les agents des douanes, les partenaires logistiques et les homologues locaux avant même que la première expédition ne soit effectuée. Ce travail préparatoire apparaît rarement dans une estimation des coûts, mais il détermine systématiquement si une première expédition sur un nouvel axe arrivera dans les délais ou si elle se heurtera à un processus que personne n’avait prévu à l’avance.

Considérer le corridor comme un marché à part entière

Les entreprises qui réussissent en Afrique australe et occidentale ont tendance à considérer chaque corridor comme un marché distinct, avec ses propres règles, plutôt que d’appliquer partout une stratégie unique de « commerce régional ». C’est cet état d’esprit, plus que n’importe quelle mesure procédurale ponctuelle, qui empêche les risques douaniers, monétaires et logistiques de se cumuler et de provoquer les retards qui prennent les nouveaux venus au dépourvu.


Nous contacter

Vous ne savez pas quelle équipe contacter ?

Décrivez votre projet en quelques lignes — nous vous orienterons vers le bon partenaire sectoriel.